L’an 1 d’une nouvelle économie…si…

Orkide_camion Dans l’esprit de ceux qui ont participé à la conférence de concertation du 18 juillet 2014, organisée à l’initiative du préfet de Région, l’activité minière entrait dans une phase de croissance. En soi, cette rencontre entre élus, État, et professionnels du secteur, constituait déjà une performance. Qu’elle se soit achevée sur un consensus et un calendrier opérationnel, ouvert au-delà de 2014, défiait les lois de la probabilité.

Ce résultat, au-delà de son caractère inespéré, a établi une fois de plus que la réalisation des projets, quelle que soit leur nature, dépend moins de leur contenu que de ceux qui en décident. La « ligne » Montebourg s’est imposée en moins d’un semestre sur la base de discussions entre Paris et Cayenne, de rencontres bipartites, et d’une date de constitution de la Compagnie Minière de Guyane programmée avant la fin 2014.

Les incertitudes de la vie politique ont conduit à un remaniement ministériel dont le moins que l’on puisse dire est qu’il n’a pas confirmé l’engagement annoncé par l’ancien ministre des finances et de l’industrie. A l’évidence, la conférence du 18 juillet est restée sans suite. Si ce ralentissement de l’action a un mérite, il tient à l’opportunité offerte à la profession, de reprendre l’initiative là où elle s’est arrêtée. Une évolution par ailleurs logique si l’on observe le mouvement de fond qui s’opère entre l’Etat et les régions, au bénéfice d’une plus grande capacité d’initiative de ces dernières, que renforcera la constitution de la future collectivité territoriale de Guyane.

Les 3 piliers de relance

Trois raisons militent en faveur de la relance de l’activité minière à un niveau sans précédent. En premier lieu, le rythme des nouvelles installations s’inscrit dans une moyenne de 10 entreprises par an, dont une grande partie sur les sites libérés des exploitants illégaux dans le cadre de l’opération Harpie. En second lieu, l’amélioration de la productivité de la filière, par l’introduction de nouveaux procédés d’extraction sur le territoire, ouvre des perspectives de performance équivalentes à une progression de 100% des résultats obtenus aujourd’hui. Par ailleurs, des projets industriels d’un niveau significatif arrivent à maturité dont certains pourraient entrer en production dans les mois qui viennent.

Enfin, la tenue des cours de l’or et les projections faites sur le rapport entre cette ressource et les données macro économiques mondiales sur le moyen/long terme, indiquent qu’à défaut d’un équivalent, l’or restera une valeur refuge à un horizon de temps lointain.

Un projet porté par la société.

Tous ces facteurs confirment le positionnement stratégique de la filière contenu dans le Plan de Développement Durable de l’Activité Minière (P2DAM). Si l’on se réfère au calendrier arrêté, 2015 devrait voir émerger le « Consensus Guyane » autour d’un projet de développement économique, social et environnemental porté par la société guyanaise. Deux éléments conditionnent la bonne fin de cette feuille de route. La création d’un outil de financement dédié en est un. Le second relève, pour l’essentiel, de l’engagement des opérateurs miniers eux-mêmes.